Affaire au centre de loisirs Terra Amata à Nice : l’enquête pour viols et agressions sexuelles s’élargit à douze victimes potentielles

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À Nice, un animateur du périscolaire de l'école Terra Amata fait l'objet d'une dizaine de plaintes pour viols et agressions sexuelles depuis février 2026. @Unsplash

L’enquête pour viols et agressions sexuelles visant un animateur du centre de loisirs Terra Amata à Nice prend une ampleur inédite. Après de premières plaintes déposées en février 2026, l’affaire compte désormais douze victimes potentielles et pousse la municipalité à renforcer ses protocoles de sécurité.

L’affaire qui secoue l’école et le centre de loisirs Terra Amata à Nice franchit un nouveau cap. 

Huit mois après l’interpellation d’un animateur de 40 ans, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a annoncé l’élargissement de l’enquête judiciaire. 

Désormais, douze victimes potentielles de viols ou d’agressions sexuelles sont recensées dans ce dossier, contre trois lors des premiers signalements.

Des révélations successives

Tout a débuté le 6 février 2026 suite à un signalement médical et du dépôt de plainte simultané de trois familles. Des petites filles de 3 à 4 ans décrivaient des faits graves survenus lors des moments de change.

Jusqu’ici inconnu de la justice, l’animateur a été immédiatement placé en garde à vue puis écroué en détention provisoire. Une information judiciaire a été ouverte contre lui pour viols et agressions sexuelles sur mineurs.

S’il a reconnu l’agression sexuelle d’une stagiaire de 17 ans au sein de l’établissement, l’animateur continue de nier fermement l’intégralité des faits visant les jeunes enfants. 

Le 1er octobre dernier, le parquet a pris un réquisitoire supplétif pour intégrer de nouveaux faits d’agressions sexuelles et de viols sur mineurs de moins de 15 ans.

Réaction de la municipalité

Face à la gravité des accusations, la Ville de Nice et neuf familles se sont constituées parties civiles. La municipalité a également suspendu l’agent mis en cause dès le premier jour, sanctionné quatre autres agents et ouvert une enquête interne.

Afin de répondre à l’inquiétude des parents et de prévenir de nouveaux drames dans les structures d’accueil périscolaires, une cellule d’écoute et de soutien psychologique a été mise en place avec les équipes de l’hôpital Lenval. 

Un numéro d’alerte dédié (04 97 13 37 00) a été ouvert pour signaler tout dysfonctionnement ou fait suspect dans les crèches et écoles de la ville.

Nina Bracciali