Les manifestations du 17 octobre tournent au drame, un collégien tire au fusil, la France victime d’une cyberattaque, les difficultés du budget 2027… Le récap’ de l’actu de la semaine

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Retrouvez tous les dimanches à 18h le récap' EDJ News des cinq informations majeures de la semaine.

Comme chaque dimanche à 18 h, la rédaction fait le point sur les cinq informations à retenir cette semaine. Au programme : le chaos en France suite à la mobilisation du 17 octobre, une fusillade dans un collège à Aubagne, le casse-tête du budget 2027, une cyberattaque visant les supermarchés français et un drame dans une école au Pakistan.

France : Les manifestations du 17 octobre ont viré au chaos

Entre 550 000 et 800 000 personnes ont participé à la journée de mobilisation, ce samedi 17 octobre.

Le mouvement a réuni gilets jaunes, lycéens, étudiants, syndicats et agriculteurs autour de revendications liées au pouvoir d’achat, aux carburants et à l’école. Mais, en marge des cortèges, des pillages, des dégradations et des affrontements avec les forces de l’ordre ont pris le dessus sur la mobilisation dans plusieurs villes de l’Hexagone.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, samedi soir, 1 200 interpellations et 150 policiers et gendarmes blessés. Un bilan susceptible d’évoluer. Le gouvernement dénonce des violences d’une « gravité inouïe ».

À Nice, la mobilisation a rassemblé environ 4 000 personnes dans le centre-ville, selon Nice-Matin, alors que le rassemblement n’avait pas été déclaré en préfecture. 

Le cortège est parti de la place Masséna vers 14 h. Des centaines de casseurs au visage dissimulé se sont joints au mouvement et ont vandalisé et pillé plusieurs magasins de l’avenue Jean-Médecin.

La préfecture des Alpes-Maritimes recense 15 commerces pillés, plus de 60 interpellations et une dizaine de blessés, dont une personne grièvement touchée par un bris de verre.

Sur son compte X, le maire de Nice, Éric Ciotti a réagi en mettant en cause la responsabilité de certains sportifs, dont le basketteur Victor Wembanyama, qui ont apporté leur soutien à la manifestation.

Le président de la république, Emmanuel Macron s’exprimera ce dimanche soir à 20h.

France : Un collégien ouvre le feu à Aubagne

Un élève de 3e, âgé 14 ans a ouvert le feu avec un fusil de chasse, au collège Joseph-Lakanal d’Aubagne, ce lundi 12 octobre. Il avait dissimulé l’arme dans un étui de guitare.

Le principal de l’établissement et une enseignante ont été blessés, mais leur pronostic vital n’est pas engagé.

L’adolescent a été maîtrisé par le conseiller principal d’éducation, puis interpellé. Il a été mis en examen pour « tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et placé en détention provisoire. Le parquet antiterroriste s’est saisi du dossier.

France : Budget 2027 : l’Assemblée rejette plusieurs mesures

Le projet de loi de finances 2027 a connu une semaine difficile à l’Assemblée nationale. 

Jeudi 15 octobre, les députés ont rejeté le plafonnement de l’abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités imposables. Le gouvernement souhaitait faire passer ce plafond d’environ 4 400 à 3 000 euros, une mesure censée rapporter 1,4 milliard d’euros à l’État.

Cet abattement est un avantage fiscal appliqué au calcul de l’impôt sur le revenu des retraités : il réduit la part de leur pension soumise à l’impôt. En abaissant son plafond, le gouvernement voulait faire contribuer davantage les retraités les mieux imposés, mais l’amendement de suppression a été adopté malgré l’opposition de l’exécutif.

Vendredi 16 octobre, l’Assemblée a également rejeté plusieurs amendements de la gauche visant à instaurer un impôt minimum sur les très grandes fortunes, inspiré de la taxe Zucman, ainsi qu’à rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Cette proposition visait à garantir que les 1 800 foyers les plus fortunés acquittent au moins 2% de leur patrimoine net en impôts, après déduction des impôts déjà payés.

Ces votes successifs compliquent la recherche de recettes pour un budget qui doit ramener le déficit public à 5% du PIB en 2027. Or la France est sous surveillance des marchés. Son taux d’emprunt à dix ans approche 5%, un niveau jamais atteint depuis plus de vingt ans.

Le texte n’est  pas encore définitif, l’examen de la partie « recettes » devait se poursuivre jusqu’au vote prévu ce mardi 20 octobre, avant une transmission au Sénat au plus tard le 17 novembre.

France : Les supermarchés victimes d’une cyberattaque

Dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre, plusieurs centaines de supermarchés français ont été victimes d’une cyberattaque sur leurs systèmes de réfrigération. Des pirates ont pris le contrôle à distance des thermostats et déclenché un dégivrage forcé, faisant monter la température des frigos et congélateurs.

Environ 500 magasins seraient concernés, dont des Intermarché et Netto, des magasins U, Carrefour, Monoprix et E.Leclerc. Faute de pouvoir garantir la chaîne du froid, les enseignes ont dû retirer de la vente et détruire de nombreux produits frais et surgelés.

La faille proviendrait d’un logiciel de contrôle du froid fourni par l’entreprise danoise Danfoss, rapidement identifié comme la porte d’entrée des pirates.

Le patron du Groupement Mousquetaires, Thierry Cotillard, a évoqué sur BFMTV des pertes pouvant atteindre « des dizaines de millions d’euros » au niveau national, avec une moyenne estimée à 80 000 euros par magasin touché. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à l’office anticybercriminalité.

Monde : Le toit d’une école cède au Pakistan

L’effondrement du toit d’une école privée de Peshawar, dans le nord du Pakistan, a tué au moins 32 élèves et une enseignante, ce jeudi 15 octobre. La plupart des victimes étaient âgées de 4 à 14 ans, selon le bilan communiqué par l’hôpital Lady Reading à l’AFP.

Le toit d’une salle de classe située à l’étage s’est effondré sur les salles du dessous, alors que les cours avaient commencé. Une enquête a été ouverte et le propriétaire de l’établissement a été placé en garde à vue.

L’actu insolite : un Niçois se fait tatouer le visage d’Éric Ciotti

Un Niçois de 54 ans s’est fait tatouer le portrait réaliste d’Éric Ciotti, maire de Nice, sur sa cuisse gauche. L’image a été partagée ce vendredi 16 octobre par l’élu sur X, accompagné du commentaire : « Plutôt réussi, non ? »

Le fan, employé dans un supermarché, explique à Nice-Matin avoir découvert Éric Ciotti lors d’un meeting avant les municipales. Il avait déjà fait tatouer Jacques Médecin et le braqueur Albert Spaggiari, et prévoit désormais d’ajouter l’autographe du maire à son tatouage.

Valentin Eftimie, le tatoueur, a reçu de nombreux commentaires hostiles après la publication de la photo. Sur Instagram, il a répondu : « On fait de l’art, pas de la politique. »

Nina Bracciali