Début de la vaccination contre la grippe pour les pharmacies niçoises

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Depuis le 1er janvier 2023, les pharmaciens peuvent vacciner contre la grippe. (Photo : Alexandre Ugolini)

Depuis le 17 octobre, la campagne de vaccination contre la grippe a débuté. L’opportunité pour les Niçois de se faire vacciner contre ce virus qui touche principalement les plus de 65 ans et les personnes à risque. Ils peuvent d’ores et déjà se rendre dans une pharmacie pour se protéger des risques de cette maladie infectieuse.

L’automne a démarré depuis près d’un mois, les feuilles des arbres tombent, Halloween approche et la grippe se réveille. Dangereuse pour les plus de 65 ans et les personnes à risque, elle réapparaît de plus en plus dans notre quotidien avec la baisse des températures. Afin de contrer sa propagation, la campagne pour lutter contre le virus a débuté le mardi 17 octobre en France. Les profils concernés sont donc appelés à se rendre dans un point de vaccination, et parmi ces points, il y a les pharmacies. 

Depuis le début d’année, les pharmaciens peuvent vacciner contre la grippe afin de faciliter l’accès du vaccin aux personnes vivant dans des zones rurales et n’ayant pas accès à un médecin traitant. 

Mégane, pharmacienne niçoise, est en charge de la vaccination dans son officine et rappelle qu’il n’y a pas seulement les personnes âgées qui sont concernées,  “Il faut savoir que les patients asthmatiques, les patients qui ont des cancers, les patients fragiles, ou bien encore les femmes enceintes, font aussi partie des personnes qui risque d’avoir de sérieuses complications s’ils ne se vaccinent pas.  Nous essayons de sensibiliser un maximum, mais après, c’est à la charge de chaque personne”. Une chose importante puisque la région a encore en tête l’épisode grippal de décembre 2022. Les cas avaient bondi de 39% selon Santé publique France, faisant ainsi passer les Alpes-Maritimes en phase épidémique. “Il y a des morts tous les ans avec la grippe, ça reste une infection qui peut être évitable. Le vaccin n’empêche pas de l’attraper, mais ça permet d’éviter les effets secondaires graves et les complications”. Complications malheureusement bien reflétées avec la fin d’année 2022 où le réseau sentinelle en PACA avait enregistré 99 personnes hospitalisées en réanimation, dont cinq décès.

Les Alpes-Maritimes bon élève en termes de vaccination

Malgré tous ces chiffres, encore loin d’être encourageant, les Alpes-Maritimes restent éloignées de certaines régions en termes de couverture vaccinale. Toujours selon Santé publique France, 47,8% de la population concernée, se sont vaccinés en 2022. Ce qui est bien supérieur à la Corse (41,7%), la Bourgogne-Franche-Comté (43,8%) ou encore les Hauts-de-France (44,3%). Même si la région a encore quelques progrès à faire pour rattraper l’Île-de-France (59,3%), ce début de campagne semble avoir bien démarré. “Nous avons observé pas mal de monde depuis hier matin. Même la semaine dernière, nous avons eu énormément de personnes alors que la campagne n’avait pas débuté”, raconte Mégane.

Cependant, les Alpes-Maritimes ont perdu presque 5% par rapport à 2021 où la couverture vaccinale était de (52,7%). Un chiffre qui s’est reflété au niveau des réserves de vaccin, “Il y a deux ans, nous avons vraiment eu beaucoup de demandes. Il y a même eu une rupture de vaccin contre la grippe. En revanche, l’année dernière, nous avions trop de stocks. Des vaccins ont été jetés”, explique la pharmacienne. 

La grippe, où les effets sont une fièvre élevée, une toux sèche, des maux de tête, des douleurs musculaires, des maux de gorge et un écoulement nasal, touche aussi les plus jeunes, rappelle Mégane, “Tous les enfants asthmatiques ou enfants immunodéprimés sont aussi concernés. Il ne s’agit pas seulement des adultes, donc il faut faire vacciner son enfant si possible, cela permet de protéger son entourage et de se protéger soi-même. C’est la période hivernale. C’est là où il y a le plus de virus qui circulent, c’est aussi là où la grippe se développe davantage”.


La grippe H1N1 de 2009

La grippe H1N1 de 2009 est une épidémie mondiale responsable de 18 000 morts à travers le monde. Il s’agit de la seconde épidémie causée par ce type de virus. Le même que celui de la grippe espagnole de 1918 qui a fait entre 20 et 50 millions de morts. La grippe H1N1, comme la grippe saisonnière, peut entraîner la mort des malades, de trois manières différentes : par surinfection bactérienne, par infection pulmonaire virale entraînant un syndrome de détresse respiratoire aiguë létal dans 50 % à 60 % des cas, et par l’aggravation de maladies préexistantes chez une personne fragile (insuffisance cardiaque ou respiratoire, diabète…).


Alexandre Ugolini