vendredi 2 décembre 2022
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La Miracle Morning pour sortir de la déprime de janvier, ça marche vraiment ?

Cet article a été réalisé dans le cadre d’une série de « j’ai testé pour vous » des Masters 1 de l’EDJ.

La troisième semaine de janvier est considérée comme la plus déprimante de l’année. Pour ne pas sombrer, un peu de rigueur peut aider. La « Miracle Morning » nous vient des Etats-Unis et proclame un mode de vie sain et exigeant. Levé à 5h, 1h30 de sport, une douche froide, 20 minutes de méditation… avant le début de la journée active. J’ai testé pour vous cette semaine de rigueur. Voyons ensemble si la déprime s’est éloignée.

Avant de débuter une semaine intensive dans un domaine qu’on ne connait pas, le mieux est d’en discuter avec un professionnel. Gregory Moreno est nutritionniste. Enthousiaste à chaque expérience sur notre corps, il prévient tout de même : « Le but est de pousser son corps à travailler, pas de le maltraiter. Une semaine de « Miracle Morning » pourquoi pas… ça va être très fatiguant mais les risques de blessures sont minimes. Il faut être prêt à être seul dans cette aventure. Tout le travail supplémentaire n’est pas partagé. C’est peut être ça le plus dur ». Alors finalement, le plus difficile n’est peut-être pas physique mais mental. Pas forcément une bonne nouvelle quand on cherche à éviter la déprime.

Lundi 17/01, Jour 1

Premier réveil difficile à cinq heures du matin. Savoir que la nuit va être courte n’aide pas à s’endormir. Peu de temps de réparation car peu de sommeil profond. Néanmoins une fois levé, l’adrénaline à l’idée de débuter une journée plus tôt que tout le monde prend vite le pas.
5h30 : il n’y a que trois personnes à la salle de sport. La fatigue plane encore légèrement, mais c’est surtout la motivation qui se fait ressentir. « Le matin il y a une forme de respect qui émane. On ne se parle pas forcément mais on sait qu’on est les plus matinaux. On bosse plus que les autres ! » confie Nicolas Pivot, membre de la salle de sport. Une séance d’1h30, plus longue que d’habitude, des meilleurs ressentis dans les muscles et moins de stress.

Retour à l’appartement. L’endorphine est au maximum ! Le fait d’avoir travaillé alors que tout le monde dort est un sentiment extrêmement agréable. Mais très vite, une sensation de ballotement vient gâcher cela. Le corps n’a pas l’habitude de faire de l’exercice et de se nourrir à cette heure. Il le fait comprendre ! Les vingt minutes de méditation paraissent longues. Prendre son temps ça s’apprend.

A midi les tâches du jour sont quasiment toutes terminées. C’est pour l’instant une expérience extrêmement positive.
Fin d’une journée qui m’a paru durer 48 heures. Il est possible de faire extrêmement de choses. La fatigue est réelle… et pourtant le sommeil ne vient pas. Un léger coup d’oeil à l’horloge : 2h17…

Mardi 18/01, Jour 2

Si le premier réveil était difficile, le deuxième l’est deux fois plus ! Aucune envie de bouger du lit mais tant pis. On se lève ! Ce matin, personne à la salle de sport. C’est bien moins agréable que lorsque nous sommes trois à partager ce moment. La séance a dû être raccourcie de quelques minutes. Un abdo s’est bloqué sur l’ultime exercice. Rien de bien méchant mais évitons de forcer dessus.

La méditation parait toujours aussi longue… l’impression de perdre du temps. Toujours ce ballotement qui vient enrayer le plaisir de finir sa séance de sport. C’est frustrant !
La production du matin reste la même. Le besoin de sommeil se fait tout de même ressentir vers 13 heures.

18 heures : la journée est très longue… la douleur à l’abdo est plus forte qu’attendue et empêche beaucoup de mouvements naturels. Cela a tendance à énerver surtout lorsque la fatigue est présente. Il est 20h13 lorsque ces lignes sont tapées, la journée est bientôt terminée. En espérant vite trouver le sommeil.

Mercredi 19/01, Jour 3

Réveil plus facile, un semblant de rythme a l’air de s’imposer. Le sommeil tarde à venir comme chaque nuit et pourtant ce n’est pas la fatigue qui manque. Il semble que le plus dur reste de changer son rythme de sommeil. L’habitude de se coucher tard persiste. Etre éveillé après une heure du matin est un rythme à combattre pendant bien plus d’une semaine.

Néanmoins, l’avance prise le lundi matin est plus qu’efficace ! Tous les témoignages nécessaires pour l’avancée de mes articles ont été faits, il ne reste plus qu’à écrire. Un gain de temps primordial. La sensation de lenteur dans les gestes, les pensées, les réflexes monte crescendo au fil de la journée. Le stade de la sieste en classe a été atteint. 16 heures : correction de reportage et cinq minutes de sommeil. Merci à Vincent pour le réveil en douceur.

Ces moments de cours collectifs sont d’ailleurs un moment de réconfort. Etre seul au début de la journée peut être, certes plaisant, mais quand la fatigue est forte, se faire pousser par les autres est agréable. Fin de journée à 22 heures.

La fatigue mentale, le vrai défi à gérer

Jeudi 20/01, Jour 4

Aujourd’hui il y a eu triche. Impossible de tenir le rythme jusqu’au bout. Apres un levé à 5 heure et du sport jusqu’à environ 6h30, l’appel de la couette est trop fort. Impossible d’écrire le compte rendu d’hier et de prendre la vidéo réaction. Il fallait un peu plus de sommeil pour être efficace en reportage télé. Tant pis pour la méditation.

Travailler à deux est bien plus motivant ! Une journée efficace où le regain de force est fort appréciable. L’abdo semble toujours inutilisable dû au claquage et pourtant l’envie de finir la séance inachevée de mardi est trop grande. Mauvaise idée, peut-être est-ce la fatigue qui pousse aux mauvais choix mais la douleur s’est renforcée.

Frustré. La journée se termine là-dessus.

Vendredi 21/01, Jour 5

Dernier jour. Finalement le réveil le plus dur et de loin. Même cas de figure que jeudi : après le sport une sieste s’impose. Savoir que ce test finit aujourd’hui re-motive. La journée est courte, tant mieux. La douleur abdominale s’est élargie. La fatigue nous fait prendre de mauvaise décision. Dès 13 heures, finir ce papier et cette expérience est l’objectif numéro un.
Reprendre un rythme de vie naturel est primordial. Cette expérience prend énormément de temps et oblige à se concentrer principalement dessus.

Bilan

Tester cette pratique sur une semaine est soit trop long soit pas assez. Durant les deux premiers jours, la fatigue est acceptable, ensuite cela se complique. En une semaine nous n’avons pas le temps de nous habituer à ce rythme et la frustration de ne pas voir de réels résultats est frustrant.
Il est difficile de penser que du monde accepte et adopte ce système. Il faut aimer la solitude et ne pas avoir d’obligations trop contraignantes à côté. Pouvoir gérer son propre rythme de vie est un luxe. Le sommeil est définitivement le plus dur à modeler. Ce dernier influe énormément sur notre humeur quotidienne. Physiquement le rythme est tenable, c’est mentalement que le risque de craquage est le plus fort.
Se forcer à de la rigueur pour sortir d’une torpeur et d’idées sombres est certainement bon. Il ne faut pas oublier d’écouter son corps. Le faire travailler oui, mais il ne faut pas se punir pour autant. Les restrictions, surtout sociales, sont trop fortes dans un système de vie comme celui-ci.

Hal Elford : chronique d’une dépression à l’impact international

Hal Elfrod publie son livre « Miracle Morning » le 7 décembre 2012. Ce conférencier en développement personnel sort d’une dépression sévère et souhaite changer ses habitudes. Basé sur la phrase « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », l’idée est de se réveiller lorsque tout le monde dort encore pour profiter d’un temps pour soi loin du brouhaha quotidien. Pas d’écran, pas de réseaux sociaux. Le sport et la médiation sont prônés.
Véritable best-steller de la décennie 2010, le livre s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde. De nouvelles versions sont encore en cours de publication, presque dix ans plus tard. Disponible en grande surface ou chez les libraires indépendants, ne comptez pas plus de dix euros pour l’obtenir.

*Ce travail a fait l’objet d’une vérification juridique et éditoriale par Léna Peguet*

Yann Bouvier

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