Tombés face à plus gros, les Aigles de Nice s’inclinent face à Grenoble

0
11
Face à Grenoble, les Aigles de Nice ont sorti une performance aboutie, où il n'aura manqué que l'efficacité devant la cage... (Photo: Serena Revelat)

Face aux Brûleurs de Loups de Grenoble, l’actuel leader de Ligue Magnus, les Aigles de Nice ont proposé une prestation sérieuse, mais pas suffisante pour faire tomber un candidat tout simplement plus gros que lui, ce mardi 27 novembre (0-2).

Les Aigles n’ont sans doute pas à rougir de leur copie, face au leader incontesté de ce début de saison de Ligue Magnus, Grenoble, sur la glace d’un Jean-Bouin remplie à bloc, qui a notamment pu compter sur la présence de Charles-Ange Ginésy, président du Département des Alpes-Maritimes, qui a d’ailleurs donné le coup d’envoi fictif de la rencontre.

Si le palet est tombé du côté des Niçois lors de celui-ci, rien n’a sonné comme un signe pour des Niçois qui y ont cru tout au long du match, mais qui ont manqué de cette efficacité nécessaire et indispensable pour espérer faire tomber un tel cador. Au classement, Nice stagne à la 6e place et talonne son futur adversaire, Angers, qu’il affrontera ce vendredi 30 octobre.

Dès le premier tiers, Nice s’est créé des occasions dangereuses, d’abord sur une double opportunité de St-Laurent et Rommel (7′) avant que Nogaretto, trouvé en décalage et seul face au portier grenoblois, ne place le palet au-dessus dans ce qui a été, sans doute, la plus grosse opportunité locale dans ce tiers (13′).

Juste après, les Grenoblois, portés par une petite troupe de supporters bien bruyante, ont puni leur adversaire à la suite d’un tir lointain, dont le cafouillage qui a suivi juste devant Shank a permis, au Français Sarlieve, d’ouvrir le score (0-1, 15′).

Tombés, surtout, face à un gardien infranchissable…

Il y a près de deux semaines, en Isère, les Niçois avaient totalement craqués lors du second tiers, en encaissant pas moins de 5 buts, tombant face aux fulgurances de ces Grenoblois enflammés.

Cette fois-ci, les joueurs de Lévesque ont bien contenu leur adversaire, comptant sur un Shank solide dans sa cage (33′, 39′), donnant de l’allant aux siens pour aller inquiéter un peu plus un Kooy tout aussi en forme, de l’autre côté. Ruel, Régis, Vigners ou encore Gagnon se sont tous essayés, mais se sont cassés les dents sur le mur canadien. En accentuant de plus belle la pression dans le périmètre isérois sur les pénalités de 2 minutes adverses, les Niçois n’ont toujours pas réussi à remettre les compteurs à zéro dans cette partie.

Le gardien grenoblois Jordan Kooy (26 ans) a d’ailleurs été élu logique MVP de son équipe à l’issue de la rencontre.

Au troisième, Rommel, ou encore Nogaretto (par une nouvelle occasion très dangereuse…), ont de nouveau maintenu le danger dans la cage de Kooy. Mais ce sont finalement les Brûleurs de Loups, qui ont décidé, à 5 minutes du terme, du sort de cette partie, par le deuxième but signé un autre Français, Fertin (0-2, 55′).

Une prestation du moins encourageante pour ces Aigles qui auront montré qu’ils peuvent, malgré tout, se mesurer à des formations d’un tel calibre. Reste, désormais, à peaufiner l’efficacité offensive…

Alexis Navarro