Meurtre près du CHU de Nice, mobilisations en France et en Europe, tempête Austen, Zelensky appelle à geler la ligne de front… Le récap’ de l’actu de la semaine

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Retrouvez tous les dimanches à 18h le récap' EDJ News des cinq informations majeures de la semaine.

Comme chaque dimanche à 18 h, la rédaction d’EDJ News revient sur les temps forts de l’actualité des derniers jours. Cette semaine : un homme a été tué près du CHU de Nice, les mobilisations citoyennes se poursuivent en France, mais aussi en Europe, la tempête Austen frappe l’Hexagone, l’Ukraine propose de geler la ligne de front.

Nice : un homme tué près du CHU, huit personnes en garde à vue

Un homme de 27 ans a été tué par arme blanche, ce jeudi 22 octobre en début d’après-midi.

C’est à l’est de Nice, à quelques centaines de mètres du CHU que le drame s’est produit. Trois personnes ont également été blessées. Une enquête pour meurtre aggravé a été ouverte par le parquet de Nice.

Selon le procureur Damien Martinelli, le contexte et les circonstances des violences restent « à préciser », même si la piste d’un lien avec le trafic de stupéfiants n’est pas exclue. L’enquête a été confiée au service interdépartemental de la police judiciaire des Alpes-Maritimes.

Après les faits, deux suspects auraient tenté de retrouver les blessés aux abords de l’hôpital Pasteur 2, l’un d’eux était armé d’un sabre. Les urgences du CHU ont été confinées plusieurs heures dans l’après-midi, avant de rouvrir totalement peu avant 19 h.

Huit personnes ont été placées en garde à vue, et d’importants renforts de police nationale ont été déployés dans le secteur.

France : 410 000 manifestants dans la rue ce samedi 24 octobre 

Après plus d’un mois de crise sociale, la mobilisation lycéenne et étudiante s’est poursuivie samedi 24 octobre, avec des manifestations à Lyon, Marseille, Nice et dans plusieurs autres villes françaises. À l’échelle nationale, le ministère de l’Intérieur a recensé 410.000 manifestants lors de 289 actions, dont 110.000 à Paris, la CGT évoque quant à elle 800.000 participants.

La journée s’est déroulée sous un dispositif sécuritaire de grande ampleur : 70.000 policiers et gendarmes ont été déployés sur l’ensemble du territoire, après une semaine de couvre-feux et d’interdictions de manifester dans plusieurs villes. En fin de journée, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé près de 1.000 interpellations, un bilan appelé à augmenter selon lui.

Les heurts ont principalement éclaté en fin de cortège, notamment à Lyon, Grenoble, Lille, Marseille, Montpellier, Nantes, Strasbourg et Toulouse. Le bilan national fait état d’au moins trois blessés graves parmi les manifestants et de 22 blessés au total, dont 18 membres des forces de l’ordre selon les chiffres communiqués en soirée.

À Nice, malgré l’interdiction préfectorale, jusqu’à 2.300 personnes ont défilé dans le centre-ville, réparties en plusieurs groupes mobiles. Les forces de l’ordre ont eu recours à un engin lanceur d’eau et à des gaz lacrymogènes pour disperser les rassemblements.

En fin d’après-midi, une centaine de militants d’ultradroite masqués se sont rendus dans le centre-ville pour affronter physiquement les manifestants. Des rixes ont éclaté aux abords du Vieux-Nice. La préfecture des Alpes-Maritimes a dévoilé un bilan de 63 interpellations, dont 11 militants d’ultradroite, de trois manifestants légèrement blessés et de deux policiers blessés. 

Aucun commerce n’a été dégradé ni pillé, contrairement au samedi 17 octobre.

Les syndicats ont déjà appelé à une nouvelle journée de mobilisation le 5 novembre prochain.

Monde : Un mouvement qui dépasse les frontières 

La contestation a également pris une dimension européenne. De grandes manifestations ont secoué Milan, Rome, Turin, Madrid, Lisbonne et Tirana le même samedi. Des soldats ont été déployés à Milan et des heurts ont éclaté à Rome et Turin.

En Albanie, les manifestations anti-gouvernementales du mouvement « Flamingo » se poursuivent depuis six jours, avec des affrontements entre policiers et manifestants et plus de 1.000 arrestations. En Italie, un mouvement baptisé « 17 octobre » appelle désormais à une mobilisation permanente chaque samedi, à Milan.

France : Tempête Austen : 161.000 foyers privés d’électricité

La tempête Austen a frappé le nord-ouest de la France, avec des rafales pouvant atteindre 140 km/h sur les côtes bretonnes et normandes. Vendredi 23 octobre au matin, environ 161.000 foyers étaient privés d’électricité.

Vingt-trois départements ont été placés en vigilance orange vent.

La SNCF a suspendu, par mesure de précaution, de nombreuses lignes afin de limiter les risques pour les voyageurs et les équipes d’intervention.

Monde : Zelensky propose de geler la ligne de front

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé de geler la ligne de front comme premier pas vers un cessez-le-feu avec la Russie. Cette initiative intervient alors que la Russie a mené de nouvelles frappes massives sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes.

Ce vendredi 23 octobre, Moscou et Kiev ont procédé à un nouvel échange de prisonniers de guerre concernant 270 personnes de chaque camp. L’échange s’est déroulé au poste frontière de Nova Houta, en Biélorussie, dans le cadre d’un processus engagé le 19 août et devant concerner au total 2.000 prisonniers de guerre.

Côté ukrainien, 261 militaires et neuf civils ont été libérés, dont des membres de la Garde nationale, des gardes-frontières, de l’armée, de la marine et des forces terrestres. La plupart étaient retenus en captivité depuis 2022.

Malgré ces signes de dialogue, la Russie a poursuivi ses frappes sur le territoire ukrainien. Des attaques dans les régions de Dnipropetrovsk et de Kharkiv ont fait au moins quatre morts. De nouvelles frappes massives ont également visé les infrastructures énergétiques ukrainiennes.

La Russie a annoncé une trêve localisée à partir du mardi 27 octobre pour permettre des opérations humanitaires autour d’Olechky, dans la région de Kherson, sans confirmation immédiate de Kiev.

L’actu culturelle :

Biot : Arthur Sarradin et Élise Blanchard remportent le prix Stéphane Frantz Di Rippel

Le journaliste Arthur Sarradin a reçu le prix Stéphane Frantz Di Rippel, ce vendredi 23 octobre à Biot pour son livre Le nom des ombres, consacré au système carcéral syrien sous le régime de Bachar al-Assad. Pour la première fois, le jury a récompensé deux lauréats ex æquo : Arthur Sarradin et Élise Blanchard, auteure de l’ouvrage Dans la maison d’un taliban.

Arthur Sarradin a été l’un des premiers journalistes à entrer dans les prisons syriennes après la chute du régime. Dans son ouvrage, il recueille les témoignages d’anciens détenus et de « petites mains » du système carcéral, tout en mettant en avant ceux que le régime avait réduits au silence.

« Il y a toujours une lutte qui se poursuit en Syrie sur les mots, sur la réhumanisation. Tout le monde n’a pas été sauvé après la libération », a déclaré l’auteur lors de la remise du prix.

Les deux ouvrages récompensés sont également en lice pour le prix Albert-Londres.

Arthur Sarradin était venu à l’EDJ le même jour pour tenir une conférence devant une cinquantaine d’étudiants, avant de se rendre à la cérémonie de Biot.