Ligue 1 : le Rennes de Franck Haise étrille l’OGC Nice 4-0 et vise désormais le podium

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Le retour de Franck Haise à Nice s’est soldé par une large victoire de l’entraineur normand. Dominateur pendant toute la rencontre face à des Niçois inexistants, le Stade Rennais peut encore croire à une qualification en Ligue des champions la saison prochaine.

Deux mois après son départ de Nice, Franck Haise retrouvait l’Allianz Riviera, ce dimanche, avec le Stade Rennais, pour la 25e journée de Ligue 1. Parti avec fracas, l’entraîneur normand était attendu par les supporters niçois toujours en colère contre leur ancien coach, brandissant des banderoles hostiles en début de rencontre pour un duel plus qu’électrique. 
Et pour cause, Nice n’a pas encore trouvé de solutions en 2026 et cherche le moindre point pour s’éloigner du barragiste auxerrois (à six points de l’OGCN). Les Bretons, de leur côté, connaissent une excellente dynamique depuis l’arrivée de leur nouvel entraineur. Avec deux victoires en autant de matchs, Franck Haise avait à cœur de confirmer contre son ancienne équipe. 

Début de match catastrophique

Chose rapidement faite puisque les Rennais ouvrent le score dès la 12ème minute. L’OGC Nice, dominateur pendant les dix premières, voit Estéban Lepaul inscrire son treizième but de la saison en championnat. Servi par Szimanski dans le couloir droit, Valentin Rongier adresse un centre fort  au premier poteau. L’ancien angevin reprend en demi-volée ne laissant que très peu de chance à Yevan Diouf. Dans la foulée, Oppong est contraint de laisser sa place à Dante, blessé à la suite d’un tacle glissé défensif.

Rennes impose son jeu et exploite les béantes faiblesses défensives des Aiglons pour inscrire un deuxième but dès la 20ème minute. Une mésentente dans la surface rennaise entre Sanson et Louchet, permet à Al-Tamari de partir en contre. L’international jordanien remonte tout le terrain et sert Szimanski, esseulé, à l’entrée de la surface. La frappe du Polonais est détournée par Dante mais trompe Diouf. Un break plus que logique face à un Nice friable défensivement.

Les Niçois sont proches de réduire la marque. Morgan Sanson pense ouvrir son compteur but mais la VAR appelle Romain Lissorgue pour lui signaler un hors-jeu de Mohamed-Ali Cho.
Les offensives pleuvent sur le but de Yevan Diouf. Nice peut être heureux de rentrer à la pause sur ce score de 2-0, Al-Tamari et Nordin ne profitent pas des failles défensives niçoises (25’, 31’) et Estéban Lepaul rate son pénalty (35’).  « Le pénalty est loupé et je m’en veux  mais le plus important est d’avoir gagné 4-0 » confie l’attaquant rennais en zone mixte à la fin du match. 

Un match à sens unique

À la reprise, Claude Puel fait deux changements. L’entrée de Boudache à la place de Boudaoui apporte plus de danger offensivement. Le jeune joueur va trouver à deux reprises les montants de Brice Samba (49’ ; 69’). Les Niçois ne parviendront pas à prendre à revers cette équipe rennaise. La charnière Brassier – Rouault (100 % de tacles réussis) s’impose et ne laisse que très peu de ballons aux Aiglons.

Obligé de courir après le score, le GYM concède d’énormes espaces. Ludovic Blas, entré à la 70ème, est trouvé côté droit et réussit un slalom magistral. La défense apathique permet à l’ancien nantais d’avancer dans la surface, en dribblant Dante, Bah et Bard. Résultat, Blas prend à contre-pied Diouf d’un tir tout en finesse (3-0). 
Nordan Mukiélé parachève la belle prestation bretonne. Le joueur de 20 ans s’offre son premier but en Ligue 1 sur une frappe enroulée imparable (4-0, 90’+2). 

Nice devra batailler pour son maintien

Cette victoire quatre buts à zéro rapproche, plus que jamais, le Stade Rennais d’une qualification en Ligue des champions. Rennes est 5e, à trois unités de Lyon (4e) et Marseille (3e), actuellement qualifiés pour la C1. « On va jouer tous les matchs à fond pour aller chercher l’Europe. L’objectif est la meilleure compétition européenne, mais  on reste focalisé sur nous. » confiait Brice Samba, avant le choc dimanche prochain contre Lille. Le gardien des Bleus préfère rester mesuré sur la suite du calendrier où les Bretons doivent encore se déplacer à Brest (9e), Strasbourg (8e), Lyon et Marseille. 

Loin de la coupe d’Europe, les Niçois devront batailler jusqu’au bout pour ne pas connaitre une descente en Ligue 2. Une saison qui rappelle tristement celle de 2010-2011, où le GYM avait joué son maintien jusqu’à la dernière journée de championnat, tout en jouant une demi-finale de Coupe de France face au LOSC. Cette fois-ci, les Aiglons se déplaceront à Strasbourg le 22 avril prochain. 

Anthelme Lemarie