Au terme d’une rencontre famélique à bien des égards, ce dimanche à l’Allianz Riviera, Nice a concédé le nul (0-0) face à Metz, déjà relégué en Ligue 2. Les hommes de Claude Puel pourraient bien rejoindre les Lorrains en deuxième division s’ils se manquent lors du barrage face à l’ASSE, les 26 et 29 mai.
La saison niçoise aura été longue, très longue, et a même tourné à l’infortune puisqu’elle devra s’affranchir d’un barrage pour acter sa survie en L1, les 26 et 29 mai contre Saint-Étienne. Face à la lanterne rouge messine, pourtant déjà reléguée, les hommes de Claude Puel ont livré un match insipide qu’ils auraient même pu perdre sans un grand Yehvann Diouf (0-0), ce dimanche à l’Allianz Riviera. Et comme si cela ne suffisait pas, dans le même temps, le Havre (14e) et Auxerre (15e) ont respectivement créé la surprise face à Lorient (2-0) et Lille (2-0), rendant caduc tout calcul puisque, pour éviter les barrages, il fallait compter, à minima, sur une contre-performance de l’une des deux formations.
Face à Metz, Nice n’est pas devenu le Brésil de 1970 ou la Hongrie de 1954 le temps d’un soir, loin de là, traînant avec lui sa sempiternelle tendance à frustrer par son manque de réalisme, mais a réussi pire que cela : échouer avec le déshonneur. L’hommage rendu à Dante (42 ans) avant le début des hostilités, lequel tirera sa révérence du monde professionnel à l’issue de la saison, aurait pu être les prémices, déjà, d’une soirée émouvante, mais il n’en a rien été. Dans un Allianz Riviera pourtant en fusion où plus de 22000 supporters se sont donné rendez-vous pour l’occasion, Nice n’a pas semblé si galvanisé.
Nice ne pouvait espérer mieux avec si peu de tout…
Durant la première période, ce sont bien les Messins qui s’octroient les situations les plus franches, sans réussir à trouver la faille, du fait de maladresses ou d’un Dante encore tranchant en défense. En deuxième mi-temps, il y a bien eu un semblant de révolte, ponctué par quelques occasions (Diop 59’, Cho 72’…) mais rien de si concret pour faire vaciller les Lorrains. À quelques minutes du coup de sifflet final, et compte tenu des résultats d’Auxerre et du Havre, les joueurs du Gym se sont vu conspués par leurs propres supporters avec une pointe de sarcasme : « On est en Ligue 2, on est en Ligue 2… », résonnaient alors dans les travées du stade. Le score, nul et vierge, en restera là (0-0). Pire encore, à la fin du match, une partie des supporters, effrontée, a envahi le terrain, allant jusqu’à défier les forces de l’ordre, pour certains. De bien tristes images, alors que des scènes similaires se sont produites plus tôt dans la soirée au stade de la Beaujoire lors du match entre Nantes et Toulouse.
Il faut une bonne mémoire pour se rappeler que la saison du Gym avait commencé par un 3e tour préliminaire pour la Ligue des champions (0-2, 0-2 face à Benfica), et même si tout va mal depuis, en championnat, elle pourrait s’entériner d’une bien belle façon, vendredi 22 mai, à Saint-Denis, en finale de la Coupe de France. Mais prudence, la dernière fois que les Aiglons s’étaient offert le trophée Charles Simon, en 1997, ils vivaient dans le même temps une relégation traumatisante en deuxième division, dans laquelle ils resteraient cinq saisons. Le destin pourrait bien se montrer vraiment taquin, cette année, en cas de bis repetita.
Thomas Pantel à l’Allianz Riviera



