L’efficacité, un paramètre à régler pour Nissa Rugby

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L'équipe de Gareth Baber sera au rendez-vous des phases finales / Ⓒ Enzo Puren

Lors de son dernier match de phase régulière, face à Rennes, Nice a inscrit 47 pts. Un score lourd, mais qui aurait pu l’être davantage avec plus d’efficacité. A l’approche des phases finales, les joueurs savent que les imprécisions ne peuvent plus exister.

“En phases finales, c’est souvent une action, un essai.” Léo Chauvin le sait. Comme tous ses camarades. Questionné au sujet de l’efficacité des siens en conférence de presse, il n’a pas cherché d’excuses. Nice aurait pu facilement taper la barre des 60 pts face à Rennes. Ils en ont mis 47. C’est bien. Mais les Bretons étaient déplumés, dominés physiquement. Autrement dit, il y avait moyen de faire mieux. D’autant qu’il s’agissait du dernier match de la phase régulière. Il n’y aura donc pas d’autres matchs pour innover en conditions réelles. En phase finale, les Aigles devront s’assurer d’être efficace dès le début. Les Azuréens ont certes de la marge. Ils sont la meilleure attaque du championnat (731 points marqués contre 701 pour Narbonne). Mais leurs deux adversaires potentiels en demi-finales (Périgueux ou Chambéry) font partie des 4 meilleures défenses du championnat. Chambéry, deuxième meilleure défense de nationale, est même en dessous des 400 pts encaissés.

La théorie du relâchement ?

Si Nice aurait pu marquer plus, un petit clin d’œil aux rencontres précédentes peut permettre de comprendre pourquoi cela ne s’est pas plus produit. Il a pu arriver aux aiglons de buter sur des adversaires loin de leur calibre. Ce fut le cas à Niort (24-17), lanterne rouge, ou à Marcq-en-Barœul (30-21), premier non-relégable. Aujourd’hui, Rennes a opéré un turnover massif pour son déplacement en Côte d’Azur. Elle a même plus abordé le match comme un sparring partner que comme une équipe qui en voulait. Refusant tout coup de pied de dégagement et acceptant d’être cantonné dans ses 22. Alors Nice tomberait-elle dans la facilité dans ces moments là ?

Après le match, le pilier Hayden Thompson-Stringer admettait sa frustration à cet égard : “On a manqué d’efficacité dans certains de nos temps-forts. On a pas été jusqu’au bout de nos mouvements.” Même son de cloche pour Léo Chauvin, le talonneur : “Dans les deux mi-temps on a manqué d’efficacité. On aura pas de cadeaux en phases finales.”
Faute avouée à moitié pardonnée dira-t-on. Mais pour qu’elle le soit entièrement, il faudra se montrer sans pitié le 9 mai.

Nolan Perez