Le Paris Saint-Germain n’a fait qu’une bouchée de l’OGC Nice (4-0) samedi soir à l’Allianz Riviera. Un succès précieux qui lui permet de reprendre les commandes du championnat face à Lens. Dépassés dans tous les secteurs, les Niçois devront rapidement réagir pour espérer se maintenir parmi l’élite. Retour sur les tops et les flops de la rencontre.
Paris ne devait pas trembler face à Nice pour reprendre la tête de la Ligue 1. Les joueurs du Paris Saint-Germain se sont imposés dans un match à sens unique, grâce aux réalisations de Mendes, Doué, Dro et Zaïre-Emery. Dans une rencontre hachée par de nombreuses fautes niçoises et marquée par l’expulsion de Ndayishimiye, les Parisiens confirment leur bon état de forme. Avec un match en retard, ils peuvent désormais espérer prendre le large sur Lens et aborder plus sereinement la Coupe d’Europe.
Du côté niçois, la situation se complique encore. Le club voit Auxerre, actuel 16ème, revenir dans la course au maintien. Avec un calendrier relevé à venir – Marseille, Strasbourg, Lille et Lens – l’OGC Nice est loin d’avoir assuré sa place en Ligue 1 la saison prochaine.
Découvrez les trois tops et les trois flops de cette rencontre selon notre rédaction.
Les tops :
Nuno Mendes, étincelant (7/10) :
Replacé en tant qu’attaquant gauche, le Portugais montre qu’il peut jouer à n’importe quel poste. Et pour cause, il fait perdurer sa bonne dynamique, après des mois de janvier et de février compliqués. Le joueur concède moins de déchets techniques et recommence à montrer les étincelles de la saison dernière.
Discret en début de rencontre, il transforme le pénalty en prenant à contrepied Yehvann Diouf. C’est sa sixième réalisation sur pénalty en carrière, avec 100% de réussite. Son tir au but le met en confiance et, au retour des vestiaires, il tente davantage.
À l’image du deuxième but parisien, Nuno Mendes fait son numéro sur son couloir, slalome et se joue de la défense niçoise par sa vitesse, puis sert Doué qui n’a plus qu’à marquer. Il aurait même pu être passeur une deuxième fois, si Désiré Doué avait gagné son duel contre Diouf. Il cède sa place à Dro Fernandez en fin de match, buteur pour la première fois avec Paris (75’).
Bilan : un but et une passe décisive pour le latéral portugais.
Désiré Doué, en jambe (6/10) :
Décrié ces derniers mois, Doué doit profiter de l’absence de Barcola, blessé à la cheville, pour revenir récupérer sa place de titulaire de l’an dernier. Face à Nice, l’ancien rennais a élevé son niveau de jeu, mais est resté trop imprécis.
D’entrée, il se montre dangereux servant Khvicha Kvaratskhelia qui peine à marquer face à Diouf (11’). Puis, l’international français sait se rendre disponible et tente (67% de dribbles réussis). Un choix payant, puisqu’il provoque le pénalty, avec un tir touché par la main de Morgan Sanson (40’). En deuxième mi-temps, il est à la conclusion du centre de Mendes. Il déclenche une frappe puissante imparable pour Yehvann Diouf. Il continue de provoquer, mais ne convertit par les offrandes de Mendes et Kvaratskhelia (62’ ; 69’).
Il est remplacé à quinze minutes de la fin par Gonçalo Ramos. Son match est intéressant mais encore sujet aux déchets techniques (13 ballons perdus).
Vitinha, le métronome (7/10) :
Le Portugais démontre, encore une fois, qu’il est la pièce maitresse du milieu de terrain parisien. En championnat, il n’a été remplaçant qu’une fois depuis octobre dernier.
Le Parisien rend une copie quasi parfaite : 97% de passes réussies, 100% de duels gagnés et seulement quatre ballons perdus pour deux récupérés. C’est lui qui a dicté le tempo du match.
En première mi-temps, il trouve parfaitement en profondeur Doué qui centre pour Kvaratskhelia. Le bon retour de Juma Bah empêche le Géorgien de marquer. En seconde période, il est à l’origine des trois buts parisiens. Le milieu lance, par une passe limpide, Nuno Mendes en profondeur, aboutissant à la réalisation de Doué (49’). À dix minutes du terme, par deux fois, Vitinha accélère le jeu. Deux passes verticales permettent à Dembélé et Beraldo, d’offrir un but à Dro Fernandez et Zaïre-Emery.
Les flops :
Ndayishimiye, le trou d’air (2/10) :
Le milieu burundais était titulaire pour la première fois depuis plus d’un an. Victime d’une grave blessure au genou en avril 2025, le joueur avait manqué plus de 294 jours avec l’OGC Nice.
Sa première titularisation aura été très difficile. Il a été dépassé par un milieu de terrain parisien remanié. Il a eu deux opportunités de marquer sur des coups francs joué par Clauss, lui manquant à chaque fois quelques centimètres pour reprendre le cuir.
Il ne peut rien faire sur le premier but parisien, mais son retour défensif, sur le but de Doué au retour des vestiaires, laisse à désirer. Le milieu niçois ne finira même pas le match. Ndayishimiye est sanctionné d’un carton rouge en raison d’une vilaine semelle sur Lee Kang-In à la 60ème minute.
Un manque de temps de jeu et de rythme se sont largement fait ressentir dans sa prestation.
Wahi, fantomatique (3/10) :
Auteur d’un but et d’une passe décisive contre Angers, Elye Wahi devait confirmer son retour en forme après sa blessure à la cheville. Mais face au Paris Saint-Germain, l’ancien Montpelliérain a eu du mal, à l’image de l’ensemble de ses coéquipiers.
Il n’a pas réussi à être trouvé suffisamment, et lorsqu’il parvenait à se défaire des défenseurs parisiens, ses choix n’étaient pas les bons. Bilan : quatre ballons perdus, un seul dribble tenté et trois positions de hors-jeu. Le joueur est passé à côté de son match.
Wahi se procure seulement une occasion franche grâce à la passivité de Zabarnyi, mais ne parvient pas à reprendre correctement le centre de Clauss. Remplacé à la 70e minute par Kevin Carlos, l’attaquant de 23 ans devra en faire davantage pour assurer le maintien aux Niçois.
Sanson, aux abonnés absents (3/10) :
Habitué à des prestations plus abouties face à Paris, l’ancien Marseillais n’a pas su peser sur la rencontre cette fois-ci. Auteur d’un doublé contre le PSG à la même période la saison dernière, le milieu niçois n’a pas réitéré sa performance. À l’image de l’ensemble du milieu de terrain azuréen, il a été asphyxié par ses homologues parisiens.
Son intervention de la main, largement évitable, coûte un penalty à Nice. L’action reste litigieuse : la tentative de Doué n’est pas cadrée, mais la position de son bras et de son corps est problématique.
Sur le deuxième but parisien, Sanson n’est pas exempt de tout reproche. Concédant trop d’espace à Nuno Mendes, la vitesse du Portugais punit les Aiglons. Le tacle tenté après le une-deux avec Kvaratskhelia semble superflu ; rester sur ses appuis aurait sans doute été plus judicieux. Sans oublier qu’à plusieurs reprises, Sanson laisse seul ses joueurs. Comme sur l’action où Beraldo s’engouffre dans la profondeur sans être inquiété, avant d’offrir le but à Zaïre-Emery. Avec seulement 20 % de duels gagnés et sept pertes de balle, Morgan Sanson est passé totalement à côté de son match.
Anthelme Lemarie



