Vainqueur sans panache de Chambéry en demi-finale de Nationale, le Nissa Rugby s’est rendu la tâche complexe par son indiscipline.
Chaque sport à ses fondamentaux. Au rugby, il semble qu’il soit plus facile de gagner en remportant la bataille de l’occupation. Imaginez maintenant, être apathique dans ce secteur, mais parvenir à remporter une demi-finale de championnat. C’est la prouesse qu’a réussi le Nissa Rugby samedi 9 mai, lors de sa victoire 25-19 face à Chambéry.
À son crédit, il a su se montrer ultra efficace pour outrepasser cela. Sera-ce suffisant pour l’emporter en finale ? Rien n’est moins sûr. Passer son temps à défendre pendant 80 minutes, avec un tel enjeu, n’est pas l’idéal. D’autant que la probable cause du mal, suggérée par Joël Kpoku en conférence de presse, ne ferait pas bon ménage avec un tel match.
Des mauvais réflexes
Questionné sur les difficultés de son équipe dans l’occupation, l’anglais a mis en évidence des fautes d’inattention : “Il faut surtout éviter les plaquages hauts, éviter d’essayer de gratter des ballons quand il n’y a pas la place pour ne par leur permettre de rester dans notre camp.” Ces erreurs étaient notamment faites lors des longues séquences de possessions chambériennes dans les 22 niçois. Des fautes qui alimentaient l’occupation de Chambéry. Presque un cercle vicieux. Et quand la barre des 10 pénalités est dépassée, comme souvent chez les aigles, cela devient compliqué de s’en sortir.
De lourdes conséquences au tableau d’affichage
Plus pénalisant encore, à la pause, Nice menait seulement 15-6. Les 6 points chambériens étaient issus de deux pénalités offertes aux Rouge et Blanc passées par Thibaut Moreno. Un aussi faible écart au score, avec une conquête, statistiquement, aussi forte, est anormal. Le Nissa Rugby a laissé Chambéry en vie par son indiscipline. Et par son accumulation de fautes dans son camp, il s’est rarement retrouvé en position d’asseoir sa domination physique de l’autre côté. Si l’on en croit l’impression laissée par les phases de conquête, Nice aurait pourtant eu les armes pour s’installer dans les 40 mètres adverses et dérouler. Mais dans un monde où ces soucis n’auraient pas existé, il resterait quand même un dernier problème : les 4 en-avants commis lors de ce match. Les mains qui tremblent ? Peut-être. Toujours est-il que l’on appelle cela de l’indiscipline; qui semble revenir comme un refrain. Ce qu’il faudra gommer au maximum lors de la finale contre Narbonne, samedi, pour espérer retrouver la Pro D2.
Nolan Perez



