Les Eagles s’inclinent face aux Dragons de Cannes

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Dawid Dulski a inscrit 25 points et affiche 48% d’efficacité en attaque

Pour le compte de la huitième journée de Marmara Spike Ligue, le derby de la Méditerranée, s’est invité à Palmeira. Le Nice Volley (10e) reçoit l’AS Cannes (12e). Une rencontre largement dominée par les Cannois. Nice s’incline 1 set à 3 face aux voisins.

Entre les Dragons et les Eagles, le match s’annonce féroce. Les écarts ne dépassent jamais quatre points. Quelques supporters de Cannes ont fait le déplacement, tambour à la main et drapeau levé. Les Dragons prennent l’avantage en début de set. Pour tenter d’inverser la tendance, les ballons terminent dans les mains de Dulski, qui ouvre le compteur. Derrière, l’équipe suit. Mais les Niçois retombent dans leurs travers : la réception pêche, “on avait les jambes un peu lourdes, ça ne répondait pas” souligne Brice Donat.

Dans les vingt derniers points, la salle est en apnée. Personne ne lâche, la tension monte d’un cran. Les Niçois manquent leur première balle de set. Dulski tente de redonner des ailes à son équipe, mais la réception continue de faire défaut. Les Cannois remportent finalement le premier set sur un ace.

Retrouver un peu de hauteur

Le vent a tourné. Colin Castelneau enchaîne deux blocs out et Nice est lancée ! Les Dragons utilisent leurs temps morts, mais rien n’y fait. Les Eagles font le break, Palmeira rugit, et le tableau affiche déjà 16–9 dans ce deuxième set.

Le jeu est plus construit : quand il n’y a pas de solution en attaque, Colin Castelneau s’appuie sur le block pour renvoyer, et Keemink sert Dulski, efficace. Et comme dans le premier set, le service trahit les Cannois. Sur la balle de set, les Dragons la mettent dans le filet : 25–18, un set partout, retour au point de départ.

La flamme des Dragons, toujours allumée

Les Cannois sont bien décidés à ne pas lâcher les Eagles. Le troisième acte est encore différent des précédents : +4 pour Cannes dès les premiers instants. Brice Donat tente de construire avec Pépin Rajoharivelo à la passe et Rodney Ah-Kong, le capitaine, mais rien n’y fait. Nice ne passe jamais devant, le set est plié : 15–25.

Dans le quatrième set, Cannes n’a rien perdu de sa splendeur. À 2–5, Nice demande déjà un temps mort. Le Nice Volley se maintient longtemps à trois points des Cannois. La ferveur, côté niçois, semble avoir baissée, et pourtant chaque point résonne comme une petite victoire. Mais  Luciano Massimino, le libéro des Rouge et Blanc, est partout : aucune balle ne lui échappe. “Sur le troisième et quatrième set, j’ai des joueurs qui n’ont marqué aucun point, et je n’avais pas de solution”, explique Brice Donat.

On tente alors de renforcer la réception en faisant entrer Nathan Cudeville à la place de Shay Liberman. Mais rien ne fonctionne. Les hommes de Brice Donat restent derrière, et après deux heures de jeu, la balle de match est dans le camp cannois. Nice cède, personne n’est derrière le bloc, les Bleu et Jaune sont feintés, et la victoire revient aux voisins.

Prochain match à domicile le 6 décembre face à Ajaccio. Les joueurs devront enchaîner.

“ Les gars ont surtout besoin de repos, on n’a pas le temps de respirer en ce moment ”, explique le coach.

Lisa Rohel