
Longtemps devant au score et en maîtrise offensive, l’OGC Nice a finalement été rejoint dans le temps additionnel par Lorient (3-3), dimanche à l’Allianz Riviera lors de la 23e journée de Ligue 1. Un match spectaculaire mais frustrant pour les Niçois, incapables de sécuriser leur avantage malgré trois buts inscrits. Entre motifs d’espoir et inquiétudes persistantes, voici ce qu’il fallait retenir de la rencontre.
Nice pensait avoir fait le plus dur. En menant 3-1 à l’heure de jeu après une prestation offensive convaincante, le Gym semblait filer vers un succès logique devant son public. Mais une fin de match mal maîtrisée et une égalisation lorientaise à la 90e+5 minute sont venues transformer une victoire promise en nul frustrant, laissant les Niçois avec le sentiment d’avoir laissé échapper bien plus que deux points.
Nice avait pourtant posé les bases d’un après-midi maîtrisé. Dès l’entame, les hommes du Gym ont imposé un pressing haut et une circulation rapide du ballon, mettant Lorient sous pression. Tom Louchet a rapidement concrétisé cette domination en ouvrant le score dès la 12e minute après un amour de ballon de Mohamed-Ali Cho. Actifs entre les lignes et tranchants dans les transitions, les Niçois ont multiplié les situations dangereuses face à une défense bretonne souvent en retard.
Un match en main
Le doublé du même Louchet juste avant la pause (45e+1) semblait récompenser une première période sérieuse. Seule ombre au tableau : la réduction du score immédiate de Pablo Pagis dans le temps additionnel (45e+3), d’un coup-franc splendide qui laisse Maxime Dupé de marbre. Nice rentre aux vestiaires avec l’avantage (2-1), mais sans avoir totalement tué le match. Le troisième but inscrit par Kaïl Boudache à la 59e minute aurait pu marquer la fin du suspense. À 3-1, Nice contrôlait le score et semblait disposer des espaces nécessaires pour gérer la rencontre.
Une fin de match fatale
Le penalty transformé par Bamba Dieng (67e) a marqué le véritable tournant de la rencontre. Jusqu’alors en contrôle, Nice a peu à peu perdu la maîtrise du match face à des Lorientais relancés et plus entreprenants. Le Gym a reculé, subissant davantage les vagues bretonnes sans parvenir à conserver le ballon pour faire retomber la pression. Les sorties de camp sont devenues plus rares, les relances plus approximatives, et chaque récupération lorientaise ramenait le danger devant la surface niçoise.
Incapables de faire le break malgré quelques situations de contre, les Azuréens ont laissé leur adversaire espérer. Une pression finalement récompensée dans le temps additionnel, lorsque Noah Cadiou a égalisé à la 90e+5 minute, venant sanctionner une fin de match mal gérée et arracher deux points qui semblaient pourtant promis au Gym.
Une défense encore trop friable
Malgré trois buts inscrits et de longues phases de domination, l’OGC Nice a une nouvelle fois affiché des fragilités défensives qui ont pesé lourd dans le résultat final. Sans être constamment mis sous pression, le Gym a encaissé à des moments clés, d’abord juste avant la pause avec la réduction du score de Pablo Pagis (45e+3), puis au cœur de la seconde période et enfin dans le temps additionnel.
Un manque de solidité davantage collectif qu’individuel, marqué par des difficultés à gérer les centres, à repousser durablement les offensives adverses et à conserver le ballon pour soulager le bloc défensif. À mesure que Lorient gagnait en confiance, la défense niçoise a semblé reculer et subir, laissant trop d’espaces dans sa surface et finissant par céder sous la pression. Un scénario qui illustre les difficultés du Gym à sécuriser ses matchs lorsqu’il mène au score.
Mattéo Suzat


