
Deux jours après leur défaite face à Anglet en prolongation (4-3), les Aigles de Nice retrouvent la patinoire de Jean Bouin pour affronter Amiens, ce dimanche 30 novembre à 17h30. L’occasion de se rattraper après le revers essuyé en terre Basque.
Battus par Anglet 3-4, vendredi, les Aigles ont quitté le Pays Basque avec un petit point au goût amer. Marc Andrés Levesque n’a d’ailleurs pas cherché à en masquer la portée : « La semaine n’a pas été bonne, le match de vendredi non plus. »
Le constat du coach niçois est sans détour, à l’image d’une prestation où son équipe a semblé absente durant de longues minutes. « On ne peut pas se permettre de ne pas se présenter pendant 40 minutes d’un match », insiste-t-il, regrettant un contenu « décevant » et bien loin des standards attendus.
Colère froide
La réaction tardive, en fin de rencontre, a permis d’ « arracher la prolongation » mais, là encore, Levesque refuse de s’en satisfaire : « C’est ce que je vais retenir. Maintenant, on a la chance de revenir à Nice avec un point, je ne suis pas sûr de le mériter. »
Rarement, cette saison, le technicien s’était montré aussi rude envers ses joueurs. Il faut dire que la prestation, en panne d’intensité comme de cohérence, a mis en lumière les manques actuels d’un collectif pourtant capable de beaucoup mieux.
« On attend une réaction face à Amiens. Ce sera la victoire ou rien »
Marc Andrés Levesque
Dans ce contexte, les Niçois s’apprêtent à recevoir Amiens demain soir, avec l’obligation de redresser la barre. Levesque ne s’en cache pas : « On attend une réaction face à Amiens. Ce sera la victoire ou rien. »
Ce match, au-delà du classement, devient un véritable test de caractère pour une équipe qui doit retrouver de la constance et une présence immédiate dans l’engagement. Les Aigles ne pourront pas se permettre une nouvelle entame flottante ni offrir aux Gothiques les largesses aperçues dans le Pays basque.
Le public, lui, attend une réponse : une manière de transformer la frustration d’Anglet en moteur, de montrer que les défaillances du week-end ne sont pas le reflet du véritable potentiel niçois. Face à des Amiénois capables de provoquer et d’exploiter la moindre faille, Nice devra mettre de l’ordre dans son jeu, resserrer son bloc et retrouver la verticalité qui fait habituellement sa force à domicile.
La réaction arrachée en fin de match à Anglet prouve que ce groupe peut lutter avec détermination ; il lui reste désormais à démontrer qu’il peut le faire sur 60 minutes. L’avertissement du coach est clair, le message est passé. Reste à savoir si, demain soir, les Aigles sauront lui donner la réponse attendue.
Antoine Peynet


