Malgré une rencontre de plutôt bon aloi, Nice s’est contenté du nul (1-1) face à Lens, ce samedi à l’Allianz Riviera. L’opération maintien demeure incertaine.
Ils se retrouveront le 22 mai au Stade de France pour un match couperet potentiellement historique, mais avant cela, l’OGC Nice et le RC Lens avaient d’autres occupations, ce samedi à l’Allianz Riviera. Avant, donc, cette finale de Coupe de France, cette 32e journée de championnat avait, elle aussi, certaines allures de finale, pour les deux formations. Les Lensois, encore en course pour le titre et tenace dauphin du PSG, avaient la possibilité de revenir à quatre points des champions d’Europe, tandis que les Niçois pouvaient, en cas de succès, s’assurer presque définitivement son maintien en L1.
Il faudra décidément trembler jusqu’au bout pour le Gym, et ce jusqu’à la dernière journée de championnat face à Metz (17 mai), puisqu’il s’est contenté d’un match nul à domicile face au club nordiste (1-1) au terme d’une rencontre loin des abysses auxquelles Nice, nous avait, trop souvent, habitués cette saison mais teinté d’encore trop d’inconstances pour espérer beaucoup mieux.
Une rencontre valeureuse
C’était à prévoir, dès l’entame de match, Nice affiche un bloc médian assez reculé, et laisse la liberté à Lens de construire le jeu à sa guise, avec un objectif clair : se projeter rapidement à la récupération du ballon. Et cela porte ses fruits puisqu’à plusieurs reprises (Cho 11e, Juma Bah 17e), les hommes de Claude Puel s’octroient des situations dangereuses, sur ces fameuses transitions rapides.
Dans un Allianz Riviera complètement déjanté, l’importance de la soirée l’oblige, Nice fait bonne figure comme le réclame la banderole (« Honneur, Fidélité ») déployée dans la tribune de la Populaire Sud, même s’il passe la majeure partie de la mi-temps dans ses 35 derniers mètres. Surtout, la fin de première période est tronquée par plusieurs accrochages faisant largement grimper la température, sur le terrain et en tribune.
Mais à mesure que les minutes s’égrainent, notamment à partir du retour des vestiaires, Lens met peu à peu la mainmise sur la rencontre. À l’heure de jeu, Allan Saint-Maximin, lancé dans la profondeur par Adrien Thomasson, se joue du portier niçois Yehvann Diouf et ouvre la marque pour les siens (0-1, 60e). Un vrai coup de massue sur les têtes niçoises, qui vont toutefois réagir à quelques minutes du terme de la rencontre par l’intermédiaire d’Ali Abdi (1-1, 84e). Le score en restera là et emmène avec lui deux dynamiques bien opposées : celle, pour Lens, de voir l’espoir du titre s’éloigner, et celle, pour Nice, de conserver la crainte d’une descente en deuxième division. Il faudra trembler jusqu’au bout dans l’opération maintien.
Thomas Pantel à l’Allianz Riviera



