Une défaite 3-0 amère pour les Aigles de Nice contre les Gothiques d’Amiens

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Les Niçois sont 6e avec 64 points, 2 points d'avance sur Briançon, 7e. © Romane Chaffard

Avant-dernière journée de Ligue Magnus frustrante pour les Aigles de Nice. Amiens l’emporte par opportunisme tandis que les Niçois ont dominé tout le match sans marquer un seul but. Pas de quoi menacer leur place en phases finales.

Trois jours après la défaite 2-1 à Grenoble, les Aigles se sont de nouveau inclinés, cette fois à domicile, 3-0 contre Amiens, ce mercredi 4 mars à la patinoire Jean-Bouin. Une défaite qui ne menace pas la place en phases finales des Niçois, 6e et assurés de terminer au pire 7e de la phase régulière de Ligue Magnus. Mais face à un concurrent direct, l’occasion était belle pour continuer la série de cinq victoires d’affilées à domicile.

L’engagement était remporté par les Niçois dans une ambiance déjà électrique à la patinoire Jean-Bouin. Les deux formations prenaient le temps de s’observer et d’installer leurs systèmes de jeu. Très vite, le ton était donné : un jeu intense et chaque palet disputé avec acharnement.

Les Aigles se procuraient la première véritable occasion, mais Temu Loizeau manquait le cadre. Une alerte sans conséquence immédiate, car les Gothiques réagissaient rapidement. Progressivement, les joueurs d’Amiens s’installaient dans la zone défensive niçoise et mettaient sous pression le gardien Alexis Shank.
À la suite d’un rebond mal maîtrisé, Sean Richards surgissait et ouvrait le score après cinq minutes de jeu, donnant l’avantage aux Gothiques. Déjà 1-0 pour les visiteurs.

Une période rythmée par les pénalités

La rencontre restait engagée. Loïc Coulaud écopait de la première pénalité du match pour une projection contre la bande (2 minutes). Les Niçois parvenaient à tuer la pénalité pour revenir à cinq contre cinq.
Dans la foulée, les Aigles accentuaient la pression et obtenaient un premier avantage numérique. Les Azuréens se montraient dangereux : circulation rapide du palet, plusieurs lancers, un tir sur le poteau… mais rien n’y faisait, le palet refusait d’entrer.

La période était musclée, parfois à la limite. Jordan Mugnier était sanctionné de deux minutes pour charge avec la crosse, offrant une nouvelle opportunité aux Amiénois d’évoluer en supériorité numérique. Mais Alexis Shank se montrait solide, multipliant les arrêts décisifs pour maintenir son équipe à flot jusqu’au retour du joueur maralpin.

À 19’12, Kristjan Cepon était à son tour pénalisé pour avoir fait trébucher un adversaire. La tension montait alors d’un cran en fin de tiers et une brève altercation éclatait entre Nicolas Ruel et Anthony Beauchamp.

Les Niçois manquent de réalisme

Amiens parvenait à conserver son avance en résistant au power play niçois. Le bloc défensif des Gothiques tenait bon et le gardien Fouquerel se montrait vigilant, annihilant les tentatives azuréennes.
Les locaux passaient tout près de l’égalisation sur une énorme opportunité : à la suite d’un cafouillage devant la cage amiénoise, le palet traînait dans le slot avec un filet quasiment désert… mais les Azuréens ne parvenaient pas à le pousser au fond.

La frustration commençait à se faire sentir tant les occasions se multipliaient sans concrétisation. Les esprits s’échauffaient. Guillaume Roussel et Nicolas Ruel étaient tous deux sanctionnés de deux minutes.
Les Niçois continuaient de pousser, mais leur jeu manquait de précision : transmissions approximatives, tirs forcés, décisions trop rapides… L’envie était là mais l’efficacité toujours absente. Au contraire de l’indiscipline. Mathieu Desgagnés était, lui aussi, renvoyé sur le bord de la patinoire, causant l’ire de Jean-Bouin. Là encore, l’infériorité numérique était bien gérée et le score restait inchangé (0-1). Malgré de nouvelles expulsions temporaire de Johansson pour Nice et successivement de Djemel puis Larose pour Amiens, le score n’évoluait pas. Ce malgré un tir puissant de Rommel, heurtant le poteau des Gothiques. L’efficacité fuyait Nice.

Les Azuréens bien trop inefficaces

Le troisième tiers débutait sur le même tempo : engagé, fermé, indécis. Les deux formations restent prudentes, conscientes que le prochain but pourrait être décisif. Les Aigles mettaient quelques minutes à retrouver leur organisation, mais reprennaient progressivement la maîtrise du palet.

Une nouvelle pénalité était signalée contre Amiens : Mathieu Mony rejoignait le banc sous les sifflets de Jean-Bouin. En 5 contre 4, Louis Cirgues délivrait une passe laser vers Temu Loizeau. Seul face à Fouquerel, l’attaquant perdait son duel face au gardien amiénois, impérial.

La pression azuréenne s’intensifiait. Cirgues, encore lui, alimentait le jeu et servait Nicholas Cherkowski pour un one-timer puissant. Mais Fouquerel, solide et concentré, fermait la porte une nouvelle fois.

Amiens sanctionne les locaux en fin de rencontre

Les occasions franches s’enchaînaient : Nogaretto se retrouvait, à son tour, seul face au portier des Gothiques, sans parvenir à concrétiser. Le manque de réalisme niçois était affolant. Et comme souvent dans ce genre de scénario, la sanction tombait.

Sur un contre rapide en deux contre deux, Ilies Djemel décalait parfaitement Gauthier Gilbert côté opposé. L’attaquant amiénois ajustait un tir précis en pleine lucarne et doublait la mise à six minutes du terme. 2-0 pour Amiens.

Assommés, mais pas résignés, les Niçois jetaient leurs dernières forces dans la bataille pour réduire l’écart. Malgré plusieurs tentatives en fin de match, ils ne parvenaient pas à tromper la vigilance de Fouquerel. Les Niçois sortaient leur gardien dans un dernier espoir, mais à peine rentré sur le banc, Amiens enfonçait le clou et plantait le 3ᵉ but de la soirée.
Une deuxième défaite de suite pour les Azuréens après Grenoble, la première à domicile depuis… Grenoble le 13 janvier dernier. Prochain match à Gap, le dernier de la phase régulière de Ligue Magnus, à Gap, ce vendredi 6 mars.

Sacha Legent