Volleyball : Nice s’incline lourdement face à Paris

0
15
©Marion Seillier

Le NVB a perdu 3-0 face au Paris Volley ce jeudi 5 mars pour le compte de la 24 ème journée de Marmara Spike Ligue. Les Parisiens ont écrasé les Eagles à 3 semaines de leur même match en finale de Coupe de France, le 28 mars.

« Fluctuat nec mergitur » (trad : Il est battu par les flots, mais ne sombre pas) a fait sens dans ce match. La folie de Shay Liberman et la puissance de Dawid Dulski n’auront pas suffi pour renverser la partie. Après un début de premier set dominé par les Niçois, les Franciliens ont bien compris l’enjeu de ce match et n’ont pas tardé à montrer les crocs. Plus de feintes, plus stables en réception et plus de puissance au service les ont conduits à remporter la première manche.

Le début de la fin

Les Parisiens ne sombrent pas comme leur devise l’indique. Ils dominent dans tous les secteurs de jeu, une fois le deuxième set lancé. La première manche était une sorte de rodage pour eux.

Pourtant classé 11 ème au classement du championnat, Paris ne venait pas en tant que favori. Leur niaque se fait ressentir notamment avec Vasili Molotkov, le pointu russe, qui fait mal à la défense niçoise. Il enchaîne les variations d’attaques et perturbe les réceptionneurs adverses. Actuellement 4 ème meilleur marqueur de la ligue et meilleur serveur, il n’hésite pas à le faire remarquer auprès du public qui pourtant n’hésite pas à le huer et à essayer de le déconcentrer lors de ses services. Le coach niçois tente de varier la passe avec les entrées de Pépin Rajoharivelo, de Titouan Hallé et Ryley Barnes en réception. Mais rien n’y fait. Les Eagles n’y arrivent plus. 2-0 déjà avec un lourd 16-25.

Submergés par les défenses spectaculaires du libéro parisien Jérémie Mouiel, Dawid Dulski peine à trouver les angles nécessaires en voulant absolument utiliser sa puissance. Les mâchoires se crispent. Les Niçois reçoivent une véritable démonstration, voire une claque dans ce troisième set. Les joueurs de Brice Donat sont désemparés. Plus aucun plateau, plus aucune attaque, plus aucun bloc ne passent et Paris s’envole. Un +10 met au tapis les Eagles, 15-25 en cette fin de rencontre. Paris triomphe et Nice s’écroule.

Les mots de Brice Donat

« Je ne m’attendais pas à ce qu’on abdique aussi vite et qu’on joue aussi mal le deuxième et le troisième set. À l’attaque on était toujours aussi inefficace, je ne sais pas ce qui s’est passé, je suis très déçu. Je pense que c’est notre plus mauvais match dans le domaine de l’attaque. Ce qui me gêne c’est qu’on n’a pas réussi à revenir dans le match car dans le volleyball même si on est menés 2-0 la partie n’est pas terminée, la preuve en est lors de notre demi-finale de Coupe de France. Je n’ai pas retrouvé l’état d’esprit de cette équipe niçoise, je n’ai pas retrouvé mon équipe, ni l’attitude. Maintenant, il nous reste encore deux matchs de championnat qui nous serviront pour préparer au mieux les play-offs et la finale de Coupe de France à venir.»

Niels Altmann