Ligue Magnus : dernière danse et fin du rêve pour les Aigles de Nice face aux Ducs d’Angers

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Fin de saison pour les Niçois après leur défaite face à Angers ce lundi soir. © Lisa Rohel

Dans une patinoire Jean-Bouin pleine à craquer, les Aigles de Nice ont longtemps maîtrisé leur match 6 face aux Ducs d’Angers avant de s’incliner 2-3 dans les dernières minutes. Malgré une avance de 2 buts et une domination globale, les Niçois ont craqué dans le troisième tiers, laissant Angers renverser la rencontre.

Pas de miracle. Mené 2-3 dans leur confrontation face à Angers, mais deux jours après leur victoire en Anjou, Nice devait s’imposer pour espérer décrocher une « belle ». Et malgré deux buts d’avance, les Aigles se sont inclinés, ce lundi soir à la patinoire Jean-Bouin, face à Angers, 2-3 et sont éliminés de la phase finale de Ligue Magnus.
Tout a pourtant bien commencé. Teemu Loizeau sert Jordan Mugnier à sa gauche, Jacob Smith, le portier angevin, est dépassé et Nice ouvre le score. Le casque d’or français, Jordan Mugnier, porte les Aigles (1-0). Voilà, le tableau est dressé pour ce sixième match de playoffs. Les Aigles n’ont pas envie de voir leur saison s’achever ce soir.

Après le premier but niçois, les Aigles ne lâchent pas la pression et multiplient les contacts. Alexis Shank, en patron, sort un arrêt de la mitaine sur un tir opposé, Jean-Bouin explose. Les hommes de Marc-André Lévesque enfoncent les Ducs : avec une passe d’Enrik Rommel, Nicolas Ruel se retrouve seul et marque d’un revers foudroyant (2-0). Ils mènent et se montrent plus structurés que les Angevins.

La première pénalité du match est pour les Azuréens et elle est signée Colin Morillon. Mission réussie pour les Aigles de Nice qui tuent cette pénalité. En infériorité, des occasions de but se créent même. Le public se lève comme un septième joueur et la pression ne fait qu’augmenter pour Angers. À 40 secondes de la fin de la première période, une bagarre générale éclate entre les deux équipes. Nice va pouvoir bénéficier d’un power play puisque Teo Sarlieve, Jere Rouhiainen et Loïc Coulaud se retrouvent en pénalité. La supériorité numérique n’aboutit à rien, mais Nice sort la tête haute de ce premier tiers.

L’occasion de mettre le coup de grâce ?

La seconde période commence bien pour les Aigles, avec un jeu toujours structuré. Les occasions se succèdent, sans réussite pour les Niçois. Samuel Regis se retrouve dans l’enclave mais Jacob Smith réalise l’arrêt. Nice met en difficulté les Angevins et montre qu’il est à la hauteur de ce quart de finale.

Les Ducs sont plus présents dans la zone niçoise, mais ne parviennent pas à concrétiser. Romain Gutierrez se retrouve en pénalité pour cinglage (2 min) et offre une supériorité numérique aux coéquipiers de Nicolas Ruel. Les esprits s’échauffent devant la cage de Smith : Jordan Mugnier est violemment projeté au sol par un Angevin, sans pénalité, et Jean-Bouin gronde. Nice bénéficie une nouvelle fois d’un power play à une minute de la fin, sur un tir de Jordan Hervé, mais les locaux ne parviennent pas à concrétiser.

Olivier Archambault porte les Ducs

Même intensité pour les Aigles de Nice, aucun relâchement n’est permis. Jordan Hervé écope d’une pénalité pour un coup de crosse au visage de Nicolas Ruel. Le power play est de courte durée puisque Jordan Mugnier rejoint à son tour le banc des pénalités pour une crosse haute. Les deux équipes évoluent alors à quatre contre quatre.

À peine la pénalité niçoise terminée, Angers réduit l’écart sur un tir d’Olivier Archambault, le casque d’or angevin (2-1). Quelques minutes plus tard, les Ducs égalisent sur un jeu de passes bien construit (2-2). Le froid de la patinoire se fait d’autant plus ressentir à Jean-Bouin. Les joueurs commencent à accuser la fatigue. Angers et Nice sont au coude à coude et savent l’importance du prochain but.

Alexis Shank sauve encore une fois les siens avec un arrêt du bouclier décisif. Pourtant, à quatre minutes de la fin du troisième tiers, Angers fait la différence : Olivier Archambault, encore, se retrouve seul face à Shank et donne l’avantage aux siens (2-3). À deux minutes du terme, l’ambiance devient irrespirable à Jean-Bouin. Shank rejoint le banc, les Niçois y croient encore. Mais cette dernière période aura eu raison d’eux : Nice s’incline 2-3 dans un match sous tension à domicile. La saison s’achève sur un goût amer, mais les Aigles ont prouvé cette année qu’ils avaient leur place parmi les grands.

Sacha Legent