Ligue 1 : Paris étrille Nice et reprend la tête du championnat 

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Remplie, l'Allianz Riviera a aussi accueilli 500 supporters parisiens ce samedi. (© Mya Seddik - Allianz Riviera)

Face à Nice ce samedi, le PSG a peiné, d’abord, puis a déroulé en seconde période dans un match de Ligue 1 à forts enjeux. Une rencontre sur laquelle il faudra s’appuyer lors des prochaines échéances parisiennes. 

Même si la qualification fleuve face à Chelsea en Ligue des champions (8-2) a fait basculer la saison du PSG du bon côté, honorant son statut de tenant du titre, l’inlassable rythme imposé par Lens prive les Parisiens de tout relâchement en Ligue 1. Contre Nice ce samedi, les hommes de Luis Enrique n’ont pas été omnipotents comme mardi à Stamford Bridge mais ont réussi l’essentiel que de s’adjuger trois points, si importants à l’aube de la dernière ligne droite d’une course au titre encore indécise.

Un large succès (4-0), dont le score n’est pas tant révélateur de la physionomie du match, permettant surtout au PSG (un match en moins, contre Nantes) de retrouver sa place de leader avec un point d’avance sur Lens (60 contre 59).

Un manque de profondeur ?

En l’absence de Joao Neves (blessé) mais surtout d’Achraf Hakimi (suspendu) et de Bradley Barcola (blessé), l’on craignait un manque de profondeur, voire de verticalité, dans les offensives parisiennes et cela n’a pas trompé. Durant le premier acte, Paris s’est englué dans un faux rythme où il a ronronné, et a même failli se faire punir par des Niçois volontaires mais imparfaits dans le dernier geste. La faute, aussi, à de vieilles errances défensives de placement auxquelles Paris a été sujet mille fois cette saison, et qu’il donnait enfin l’impression d’avoir gommées mardi à Londres. 

Mais bien que battu par les flots, Paris n’a pas sombré. Aux problèmes, ont été trouvées des solutions, et c’est peut-être cela qui définit le mieux le nouveau visage de ce PSG champion d’Europe. La solution est d’abord venue de l’homme à tout faire, Nuno Mendes, replacé pour l’occasion en tant qu’ailier gauche, dont la répétition des courses à haute intensité a été primordiale dans l’équilibre de l’équipe. C’est d’ailleurs lui qui a ouvert la marque (sur penalty, 42e) pour lancer les siens, et encore lui qui a glissé le ballon à Désiré Doué au retour des vestiaires (49e) pour faire le break. 

Un carton et tout s’effondre

L’intérêt sportif de la rencontre s’est ensuite érodé au moment où le Niçois Youssouf Ndayishimiye a écopé d’un rouge pour un tacle dangereux sur la cheville de Kang-in Lee (61e), mais Paris n’a pas relâché l’étreinte. Dans les derniers instants de la partie, le jeune esthète Dro Fernandez, tout juste entré en jeu, s’est offert son premier but sous les couleurs rouge et bleu (81e), avant que Warren Zaïre-Emery ne sale l’addition (85e). 

Après le bonheur collectif de la C1, le risque de se projeter un peu trop vite dans le quart de finale contre Liverpool (8 et 14 avril), et d’en oublier que Lens fait toujours pression, était maximal. Paris a su l’éviter.

Mais par-delà les angoisses, ce bonheur collectif donne surtout l’impression d’avoir ramené à la surface une confiance considérable et un sentiment de force autour d’une efficacité nouvelle. En terre azuréenne samedi, Luis Enrique est, d’ailleurs, devenu le coach ayant dirigé l’équipe parisienne avec le plus grand nombre de buts inscrits (393 buts en 161 matchs). Une efficacité qu’il conviendra de convoquer, pour les Parisiens, lors des prochaines échéances. Et il va y en avoir quelques-unes. 

Thomas Pantel à l’Allianz Riviera