Hockey sur glace : les Aigles remportent un match fou contre Bordeaux

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Les Niçois enchaînent une deuxième victoire consécutives après cele à Amiens(3-2) vendredi. © : Lisa Rohel

Après leur victoire à Amiens, les Aigles de Nice ont récidivé ce soir en s’imposant aux tirs aux buts face aux Boxers de Bordeaux. D’abord dominés, les Niçois ont fait la différence au terme d’une rencontre riche en rebondissements et monte à la sixième place.

Mais quelle victoire ! Ce mardi soir, à domicile, les Aigles de Nice se sont imposés aux tirs au but (3-2) contre le dernier demi-finaliste de la Ligue Magnus, les Boxers de Bordeaux. Une rencontre riche en rebondissement où les Niçois ont d’abord été dominés avant de mener 4-2, puis de concéder deux buts les poussant dans une séance de pénaltys elle aussi complétement folle. Une victoire importante qui permet aux Maralpins de monter à la sixième place du championnat et dans la zone des qualifiés en phase finale.

D’entrée de jeu, les Girondins prennent le contrôle du jeu. Après quelques premières secondes, les Boxers installent une pression constante dans la zone niçoise et se créent plusieurs occasions franches. Rambelo (1’) puis Tomasino (3’) mettent Shank à rude épreuve à bout portant, et le gardien des Aigles doit déjà s’employer à plusieurs reprises pour éviter l’ouverture du score. Longtemps acculés, les Niçois subissent une domination nette, peinent à sortir de leur camp et concèdent même deux pénalités dans un premier tiers très haché.

Après sept à huit minutes difficiles, les hommes de Marc-André Lévesque resserrent les lignes et retrouvent un peu de maîtrise. Ils concèdent moins de tirs malgré une vigilance constante de Shank, encore décisif dans un face-à-face (13’). 
Nice se montre enfin dangereux par Desgagnés, sans parvenir à battre Dubeau. Logiquement récompensé, Bordeaux ouvre le score par Kindl après un rush solitaire (0-1, 17’), mais la réaction niçoise est immédiate avec l’égalisation de Morillon sur un tir lointain (1-1, 18’). Revigorés, les Aigles terminent la période avec davantage d’intentions offensives et concluent ce premier acte sur un score de parité malgré une domination globale bordelaise.

Vingt minutes de pure folie

Le deuxième tiers-temps bascule rapidement dans la folie, à l’image d’un match devenu complètement débridé. À peine le temps de se replacer que Bordeaux frappe d’entrée, Morin doublant la mise après seulement 17 secondes de jeu (1-2, 21’). Mais comme lors du premier acte, les Aigles ne doutent pas longtemps : 22 secondes plus tard, Nice égalise à nouveau et relance une patinoire Jean-Bouin en fusion. 

Piqués au vif, les hommes de Marc-André Lévesque prennent alors le contrôle des débats. Plus agressifs et bien plus tranchants offensivement, les Niçois passent devant grâce à Nogaretto (3-2, 22’), avant d’imposer une pression constante sur la cage bordelaise. Les occasions s’enchaînent et Mugnier concrétise cette domination en inscrivant un doublé qui permet à Nice de faire le break (4-2, 25’). Bordeaux réagit et finit par réduire l’écart par Poudrier à la demi-heure de jeu (4-3, 30’), avant d’égaliser en supériorité numérique juste avant le retour aux vestiaires (4-4, 40’), au terme d’un tiers totalement dingue.

Les deux équipes se neutralisent ensuite et se départagent lors d’une séance de tirs aux buts totalement folle. Auteur de 4 arrêts, Shank, en véritable héros, fait exploser Jean Bouin et offre la victoire aux siens (4-4, 3-2 aux tirs au but).

Antoine Peynet