Ligue 1 : Auxerre vient gâcher la fête à Louis II, les Monégasques tenus en échec (2-2)

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Monaco se déplacera à Toulouse lors de la prochaine journée. © Manil Ali Khodja

Pour le cinquantenaire de son Academy, l’AS Monaco a concédé un nul frustrant contre l’AJ Auxerre (2-2). Menés de deux buts à la pause, les Rouge et Blanc ont réagi en trois minutes mais manquent l’occasion de se rapprocher du podium.

Le Stade Louis-II s’était paré de ses plus beaux atours ce dimanche pour célébrer un demi-siècle d’excellence de sa formation. Pourtant, sur la pelouse, l’hommage a failli tourner au scénario catastrophe face à un relégable auxerrois décomplexé. Dans une ambiance de fête contrariée, les Rouge et Blanc ont alterné le pire et le meilleur, confirmant leur statut d’équipe « à réaction » cette saison. 

La première période a frôlé le naufrage technique. Totalement apathiques, les Monégasques ont encaissé l’ouverture du score dès la 11ème minute sur une superbe volée de Kévin Danois. Incapable de presser, l’ASM a sombré à la 33ème minute sur une frappe de Sinayoko que le gardien Lukas Hradecky a laissé filer sous son ventre. A ce moment-là, Monaco est mené 0-2. 

« Ce match est à l’image de notre saison »

En conférence de presse d’après-match, l’entraîneur de l’ASM, Sébastien Pocognoli n’a pas maché ses mots sur ce premier acte plus que compliqué : « Ce match est à l’image de notre saison, nous sommes dans la réaction d’une manière globale. Les 30 dernières minutes de la première période ont été d’un niveau très faible collectivement alors que les 10 premières avaient été correctes dans ce qu’on voulait mettre en place. Tout le monde était en dessous de son niveau. Cela fait trois matchs désormais qu’on ne commence pas de la bonne manière, c’est décevant. »

Secoués par leur entraîneur à la pause, l’ASM est revenue avec un visage transfiguré, porté par un changement tactique et l’entrée décisive d’un Simon Adingra remuant. Après une première alerte signée Jordan Teze, dont la frappe enroulée a été claquée en lucarne par Donovan Léon (52e), Monaco a renversé la rencontre en seulement trois minutes. 

Une réaction et un record

À la 56e minute, Ansu Fati, bien servi par Maghnes Akliouche, réduit l’écart d’une frappe sèche aux 16 mètres trouvant le petit filet. Dans la foulée (59e), Folarin Balogun obtient un penalty après avoir été percuté par le gardien adverse. L’Américain se fait justice lui-même pour égaliser. Avec ce but, Balogun entre dans l’histoire de la Ligue 1 : il devient le 5e joueur au 21e siècle à marquer lors de huit matchs consécutifs. 

Malgré une domination écrasante durant la dernière demi-heure (69% de possession au total), l’ASM n’a pas réussi à prendre les devants. Balogun s’est vu refuser un doublé pour un hors-jeu millimétré (65e), et la sortie sur blessure de Donovan Léon, n’a pas suffi à briser la résistance bourguignonne.
« Pour la première fois à la mi-temps d’un match, j’étais très déçu, réagissait l’entraîneur belge après la rencontre. On a fait un changement mais ça n’explique pas ce retournement de situation parce que je pense qu’il y avait simplement un meilleur état d’esprit collectif. » 

50 ans de l’Academy : une célébration chargée d’histoire

Malgré le score, l’émotion était palpable pour les 50 ans de l’Academy. Le coup d’envoi fictif a été donné par un trio symbolique : les légendes Jean-Luc Ettori et Bruno Bellone, accompagnées d’Abdel Bakayoko, benjamin de l’Académie. Cette réunion entre les légendes et le futur du club a rappelé l’importance de la formation en Principauté qui aura vu passé de nombreuses superstars comme Thierry Henry ou même Kylian Mbappé.
De nombreuses légendes de l’ASM étaient présentes : Valère Germain, Sébastien Squillaci ou encore l’actuel entraîneur de Nice Claude Puel.

Ce nul laisse des regrets puisque Monaco reste à la septième place, manquant de profiter des faux pas de Marseille et Lille. Pour espérer atteindre ses ambitions européennes, le club devra montrer plus de consistance dès la semaine prochaine à Toulouse comme en conclut son entraîneur belge : « C’est dommage parce qu’on avait l’opportunité d’être les bénéficiaires des contre-performances de nos rivaux. La semaine passée, eux avaient su profiter de notre défaite. Il faudra que tout s’aligne très bien pour qu’on puisse espérer une fin de saison en concordance avec nos ambitions, et cela commence à Toulouse. »

Mattéo Suzat, à Louis II