Ligue 1: Nice coule face au PSG

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Les Parisiens de Désiré Doué, ont dominé Nice ce samedi. © Romane Chaffard

L’OGC Nice s’est fait dominer par le Paris Saint-Germain (0-4) pour le compte de la 27ème journée de championnat. Au terme d’une rencontre d’abord disputée, les Niçois se sont sabotés avec un pénalty et l’expulsion de Youssouf Ndayishimiye.

Lourde défaite pour le GYM. Une semaine après l’importante victoire (2-0) à Angers, la venue du PSG, ce samedi à l’Allianz Riviera, ressemblait à une affiche de gala. Et pourquoi pas à un traquenard face à des Parisiens tout juste qualifiés pour les quarts de Ligue des champions après leur victoire 3-0 à Londres, mardi, face à Chelsea. Mais Nice, un temps accrocheur, n’aura pas tenu la distance, défait 4-0 et plombé par un pénalty discutable et une expulsion de Ndayishimiye, pour son retour, qui l’était beaucoup moins.
Dès les premières minutes de jeu, les deux équipes affichent leurs intentions. Nice se projette rapidement vers l’avant, à l’image d’une situation initiée par Bard pour Wahi, finalement signalé hors jeu à la 5ème minute. Paris répond par une frappe contrée de Zaïre-Emery, puis se montre dangereux sur coups de pied arrêtés.

Le gardien niçois, Yehvann Diouf se montre impérial à plusieurs reprises, notamment face à Kvaratskhelia à la 11ème minute et sur une tête de Zabarnyi 10 minutes plus tard. Les Aiglons ne sont pas en reste et se montrent aussi très entreprenants, à l’image d’une tête de Dante sur corner qui file à côté du poteau de Safonov à la demi-heure de jeu.

Le tournant de la première période intervient à la 42ème minute. Après une frappe de Doué dans la surface, une main de Morgane Sanson est signalée par la VAR. Nuno Mendes transforme le penalty d’une frappe croisée du gauche à ras de terre, donnant l’avantage aux Parisiens juste avant la pause (0-1).

Paris prend son envol, Nice s’effondre

Au retour des vestiaires, le PSG fait rapidement le break. Sur une action bien construite, Mendes sert Doué dans la surface, qui conclut au point de penalty. 2-0 à la 48ème minute. 

Nice tente alors de réagir, mais la rencontre bascule définitivement à l’heure de jeu. Après intervention de l’arbitrage vidéo, Ndayishimiye est exclu pour une faute dangereuse sur Kang-in Lee. Réduits à dix, les Niçois subissent les assauts parisiens et ne parviennent pas à revenir dans la partie.

Malgré quelques arrêts notables de Diouf, les Rouge et Noir finissent par céder. Servi par Dembélé, Dro inscrit le troisième but de la rencontre à 10 minutes de la fin, son premier avec le PSG, avant que Zaïre-Emery ne scelle définitivement le sort du match en inscrivant le quatrième à la 85ème minute.

Après une première période équilibrée mais brouillonne, le PSG a su faire la différence grâce à son efficacité et à sa maîtrise collective en seconde mi-temps. L’expulsion niçoise a accéléré une issue déjà favorable aux Parisiens qui reprennent la tête de la Ligue 1, un point devant le RC Lens. De son côté, Nice, combatif en début de match, a progressivement disparu après l’heure de jeu et reste en difficulté au classement, toujours engagé dans la lutte pour le maintien. Les Aiglons n’ont que cinq points d’avance sur Auxerre, barragiste, à sept journées de la fin de la Ligue 1.

Pour Claude Puel, du positif malgré le score 

Après la lourde défaite de son équipe, Claude Puel a livré son analyse de la rencontre en conférence d’après match, regrettant notamment le visage affiché par son équipe après la pause.
L’entraîneur niçois a estimé que ses joueurs “n’étaient pas assez bien rentrés en deuxième mi-temps” et qu’ils avaient “trop laissé le Paris Saint-Germain manœuvrer à sa guise et imposer son tempo”, reconnaissant qu’à 0-2, “cela devenait difficile”, le deuxième but venant selon lui “sceller le sort du match”.
Mais le technicien niçois a tenu quand même à noter la qualité de la première période de ses joueurs, parlant d’un “match intéressant avec une bonne première mi-temps, disputée”, où son équipe a su “apporter du danger” et même proposer “plus de choses” que son adversaire. Puel a également insisté sur le tournant du match, le premier but parisien encaissé juste avant la pause, estimant qu’il “ne récompense pas la production” niçoise. Il s’est montré aussi critique envers l’arbitrage vidéo, jugeant que “sur cette action, cela dénature l’apport de cet outil (la VAR)”.

MATTEO JEUNE